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panda

Je vous écris depuis Angers, ville dans laquelle je suis encore étudiante mais plus pour très longtemps. Dans une quinzaine de jours, le verdict va tomber: vais-je valider mon Master 2 de Français Langue Etrangère ? 

Au mois de mars, j'ai été recrutée par une entreprise à Chengdu pour aller y enseigner le français à des enfants, des adolescents et des adultes. Pour ceux d'entre-vous qui me connaissent bien, vous savez donc que je n'ai pas pu refuser une telle offre. Deux ans se sont écoulés depuis mon retour d'Afrique du sud, et l'appel de l'Etranger a été plus fort que tout. 

Depuis deux mois, ma vie se résume en trois mots : mémoire, stages et visa. Eh oui, c'est bien beau de partir à l'étranger, mais encore faut-il finir ce qu'on a commencé et aussi effectuer toutes les démarches administratives pour pouvoir partir. Ces quelques mois ont donc été bien chargés, mais n'en reste pas moins l'excitation de repartir et de découvrir un nouveau pays. 

"Choc culturel" vous avez dit ? En effet, c'est une de mes plus grandes appréhensions. Est-ce que je vais m'adapter là-bas ? Est-ce que la vie sur place me conviendra ? Est-ce que mon employeur sera satisfait de mon travail ? Tant de questions que je me pose le soir, juste après avoir fait mon cours de chinois sur mon téléphone. 

Mais comme dirait ma très chère maman: "il ne faut pas se biler". Comprenenez ici qu'il ne faut pas se poser trop de questions, qu'il faut laisser les choses se faire. 

Je ne vais pas vous mentir, j'ai encore du mal à réaliser la chance que j'ai de pouvoir partir et de finaliser un projet qui me tient à coeur depuis si longtemps. On me demande souvent : "Tu n'as pas peur de partir loin de ta famille, loin de tes amis ?" A cette question, je réponds automatiquement que non. J'ai choppé le virus du voyage alors que je n'étais qu'une enfant, grâce à mes parents qui nous ont fait découvrir plusieurs pays, et qui nous ont fait comprendre que les voyages étaient importants pour élargir nos horizons. Est-ce que quelque chose me soignera un jour de ce virus ? Non, je ne pense pas. Alors désolé papa et maman, désolé ma soeur et désolé les amis, mais je suis ma route, en solitaire comme toujours ! Je vous promets de donner des nouvelles, tant que j'en serais capable, ne vous en faites pas vous serez au courant de toutes mes petites (més)aventures. 

Voilà ce que je peux dire aujourd'hui, j'ai hâte de repartir non sans appréhensions. Quoi qu'il arrive, on dit que nos expériences nous enrichissent et font prendre conscience de nos limites.

Alors...VAMOS !